Reprogrammation :
faut-il prévenir l'assureur ?

C'est l'une des questions qu'on nous pose le plus. La réponse courte : oui, une modification qui augmente la puissance doit être signalée à votre assureur. Voici pourquoi, ce que vous risquez si vous ne le faites pas, et comment s'y prendre.

📅 Octobre 2026 ⏱ 5 min de lecture ✍ AREPROG · Atelier de Biarritz
Sommaire

Ce que dit
la loi

Le Code des assurances impose à l'assuré de déclarer, en cours de contrat, les circonstances nouvelles qui aggravent le risque ou en créent de nouveaux (article L113-2). La déclaration doit être faite dans les 15 jours suivant le moment où vous en avez connaissance.

Une hausse de puissance modifie les caractéristiques du véhicule sur lesquelles l'assureur a calculé votre prime : elle entre dans ce cadre.

Les risques
d'une non-déclaration

En cas de sinistre, l'expert peut lire le calculateur et constater une reprogrammation. Selon la situation :

  • Omission de bonne foi : l'indemnité peut être réduite en proportion de la prime qui aurait dû être payée (article L113-9) ;
  • Fausse déclaration intentionnelle : le contrat peut être déclaré nul, et l'assureur peut refuser toute indemnisation (article L113-8).

Sur un accident responsable avec dommages corporels, les montants en jeu se chiffrent vite en dizaines de milliers d'euros. Le risque n'en vaut pas la peine.

Comment
s'y prendre

  1. Demandez avant l'intervention à votre assureur s'il accepte les véhicules reprogrammés, et à quelles conditions.
  2. Déclarez la modification par écrit (mail ou courrier), en précisant la nature de l'intervention et la puissance obtenue.
  3. Conservez la facture de l'intervention : elle détaille la prestation réalisée.
  4. Comparez si besoin : certains assureurs acceptent un Stage 1 sans surprime, d'autres appliquent une majoration, d'autres refusent.

Bon à savoir : une reprogrammation se réalise sans toucher à la mécanique et le fichier d'origine est conservé. Un retour à l'origine est donc toujours possible si vous revendez le véhicule ou changez d'avis.

Les cas
particuliers

  • Conversion E85 : seuls les boîtiers homologués donnent droit à la mention FE sur la carte grise. Une conversion par reprogrammation se déclare comme une modification à l'assureur. Voir notre article sur la rentabilité de l'E85.
  • Désactivations EGR, FAP, AdBlue : elles sont interdites sur un véhicule circulant sur la voie publique (article L318-3 du Code de la route). Aucun assureur ne couvrira un véhicule routier dont la dépollution a été supprimée.
  • Véhicule en garantie constructeur : une reprogrammation peut entraîner un refus de prise en charge sur les organes concernés (moteur, boîte). Renseignez-vous avant.

Une question sur votre situation ? Contactez-nous : nous vous détaillons exactement ce qui est modifié pour que vous puissiez le déclarer correctement.